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Introduction

Aujourd’hui je vais profiter d’un moment de calme pour vous présenter un projet sur lequel je travaille depuis plusieurs mois et qui me tient vraiment à coeur: mon jardin potager.

Le concept

Depuis mon retour du Canada au mois d’Avril, j’ai donc pris totalement la main sur le jardin de mes parents, ceux-ci ayant, excusez moi du peu, 4000 m² à faire fructifier. N’ayant que peu d’expériences en jardinage au départ (surtout constitué de vagues souvenirs d’assitance à mes parents dans leur ancien jardin), j’ai commencé par un cycle d’apprentissage d’environ 3 semaines lors desquels j’ai lu différents ouvrages traitant des généralités et des bases à avoir en culture potagère (“le Traité Rustica du Potager”, “Le guide de l’Agriculture Biologique” pour les plus instructifs selon moi…).

Suite à ces 3 semaines d’auto-apprentissage, je me suis lancé dans la sélection des semences à acheter et me suis fourni en matériel manquant, mes parents possédant déjà une grosse part de l’outillage nécessaire ! J’ai également commencé à retourner les parcelles que je souhaitais ensemencer, mon choix s’étant fixé sur une surface cultivée d’environ 100m², proche du puits et de la maison.

La parcelle choisie faisait ainsi 13,80m sur 13,20m, divisé en 2 sous-parcelles (la parcelle Ouest de 3,5 sur 13,2m et la parcelle Est de 5,5 sur 13,2m) séparée par une bande de terre d’une largeur de 4,80m.

— Photos à venir —

J’ai également imaginé assez vite construire 2 massifs au sein de la bande de terre, un massif de plantes aromatiques et un de plantes ornementales, me permettant d’égayer légèrement la bande de terre centrale et de casser la monotonie des lignes de semis.

Une autre réalisation conjointe avec mon père a été la pose de la clôture délimitant le potager, afin d’éviter des dégâts trop importants par notre chien et ses congénères occasionnelles, qui ont une forte tendance à apprécier la fraîcheur des surfaces de terre tout juste retournés. Nous avons donc optés pour un grillage maillé vert classique dont nous avons scellé dans le béton les poteaux d’angle et certains poteaux intermédiaires, pour éviter les déplacements lors de période pluvieuses.

— Photo à venir —

Ces périodes de grand chantier ont été suivis par la période des semis. Des premiers semis de fenouil et de mâche ayant très peu marché pour cause de gelées tardives (ayant encore lieu mi-Mai) au semis efficaces de haricots et de pommes de terre de la fin Juillet, j’ai semé (et planté pour certains légumes, pour d’autres j’ai combinés les deux…) une trentaine d’espèces de fruits et légumes différents, dont voici la liste (avec les variétés, dont je complèterais plus tard la liste…):

  • Haricots (extra-fin et à écosser)
  • Petits pois
  • Salade batavia rouge
  • Mâche
  • Fenouil
  • Courgette verte noire
  • Cornichons
  • Tomate – Noire de Crimée – Bleu – Coeur de Boeuf – Marmande
  • Tomate cerise
  • Poireaux
  • Carottes
  • Choux Fleur
  • Choux Brocoli
  • Choux de Bruxelles
  • Panais
  • Artichaut
  • Navet
  • Radis de 18 jours
  • Pomme de Terres
  • Fraises
  • Topinambours
  • Courge musquée
  • Citrouille
  • Echalotte française
  • Oignon Rocambole
  • Roquette sauvage
  • Aubergine
  • Poivrons
  • Sauge
  • Thym
  • Ciboulette
  • Basilic

Je vous dresserais un plan plus interactif dans les semaines à venir, afin de récapituler, également pour moi-même la succession des lignes et des cultures.

L’état actuel

En cet mi-Août, le potager commence finalement à fournir fruits et légumes en quantité intéressante !

Les haricots en sont à leur quatrième récolte, les petits pois ont déjà été ramassés depuis un bon mois (les deux lignes n’ayant donné qu’environ 1kgs, une déception…) et les courgettes donnent depuis un bon mois semaine après semaine de très beaux spécimens.

L’artichaut, les choux, les navets et les poireaux grossissent tranquillement, tandis que les tomates mûrissent enfin ! Les fraises envahissent leur parterres, les carottes arrivent à maturité et les pommes de terre sont prêtes à être récoltés… Tandis que les plantes aromatiques, menthe, aneth et autres basilics ont enfin pris leurs aises, et que le massif ornemental reste stoïque face aux invasions récurrentes de mauvaises herbes, les framboisiers, muriers et cassissiers essaient péniblement de se remettre de leur transplantation tardive dans le potager…

Ce qui a marché

Certaines cultures ont clairement mieux marchés que d’autres !

Ce dont j’ai été fortement surpris a été la productivité de mes 2*3m² de pépinières, dans lesquels j’ai semé au début du mois de mai d’un côté les tomates Marmande, tomates cerise et basilic Grand-Vert et de l’autre les choux brocolis et fleurs, les sauges officinales et les poireaux. Tous ces semis ont formidablement levés, et même si les repiquages ont été plus aléatoire, une bonne production peuvent en être attendus.

Les haricots fin ont également eu une excellente productivité, avec plus d’une dizaine de récoltes sur les 3 premiers rangs, qui, malgré leur relative petite taille (5m de long), ont suffit à nourrir entre 3 et 5 personnes en haricots pendant 3 mois !

Les deux plants de courgettes ont également eu un très bon rendement, alors que les semis eux, ayant mis trop de temps à lever, ont peiné à produire les fruits tant attendus. Nous nous sommes tout de même bien régalés en courgettes, en gratin, farçies ou en ratatouille, c’est un légume qui se cuisine très bien !

Les échalottes, bien que je n’en ai plantés qu’une douzaine, sont toute arrivées à maturité. Les radis et les salades ont bien très donnés également, mais notre consommation n’a pas suivis. J’aurais donc du étaler les semis de ces plantes.

Ce qui a moins marché

Les fenouils et la mâche semés dans le courant du mois d’avril n’ont tout simplement pas levés (hormis 2 fenouils qui ont joué les survivants de l’impossible en ressortant avec 2 mois de retard et après 2 retournements de la parcelle). Les cornichons également, semés dans une terre encore trop fraîche, n’ont pris qu’au second semis, réalisés à la fin du mois de Juin.

Les pommes de terre, avec seulement entre 1 et 2 kilos par rang, ont été une grosse déception. La terre trop sèche, trop pauvre en nutriments n’a pas nourris suffisamment les tubercules. Les petits pois ont également été une déception, avec une seule récolte en 3 mois pour 2 rangs dont les plants avaient pourtant bien poussés…

Les leçons à retenir

  1. Pailler dès le printemps et les premiers semis.
  2. Tailler plus sévèrement les plantes arbustives.
  3. Echelonner les semis d’une même espèce.
  4. Mettre en place un vrai goutte-à-goutte.
  5. M’acheter un calendrier lunaire.
  6. Tenir un agenda journalier des opérations.
  7. Renforcer ma connaissance et mon utilisation des décoctions, macérations, purin et engrais biologiques.
  8. Prévoir l’entretien par retournement et fumage des parcelles dès l’automne pour le printemps suivant.
  9. Prendre plus de conseils auprès des “anciens”.

Conclusion

Quelle que soit ma situation professionnelle et personnelle l’année prochaine, je renouvellerais de manière sûre l’expérience afin de gagner en efficacité et d’agréger de la connaissance relative à la culture potagère biologique dans sa globalité.

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