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5ème section: Nevers – Saint-Florent

Un kilométrage hasardeux

Le lendemain, me voilà lancé dans la plus longue étape prévue, 112km initialement même si je commence à douter de la véracité de cette mesure suite à mes échecs de près de 20 kilomètres des deux jours précédents. Je m’aperçois bien vite que ce kilométrage n’avait rien à voir avec la réalité !

Je reprends donc le canal latéral à la Loire que j’ai quitté la veille au soir, pour suivre le sens de la descente du val. L’itinéraire est majoritairement plat et bien roulant dans la Nièvre grâce à des chemins bien bitumés. Ce début d’étape est agréable car encore ombragé, et suivant le canal latéral donc rafraichit par l’humidité ambiante.

J’avais prévu initialement de faire une pause vers Cosne-sur-Loire, a priori situé à une soixantaine de kilomètres de Nevers. Lorsqu’au bout de 2h et près de 45km, je m’aperçois que je ne suis encore qu’à 15km de la-Charité-sur-Loire et que Cosnes n’est pas encore indiqué, je commence à désespérer doucement.

Je pensais avoir atteint quasiment la moitié de mon trajet du jour, et les kilométrages sont apparemment complétement incohérents. Je croise ceci dit beaucoup d’autres cyclo-touristes et apprécie les zones en bord de Loire ou en bord du canal car elles sont majoritairement ombragées.

La maudite levée

Cela changera drastiquement une fois arrivé à Sancerre, avec la prise de la levée de la Loire. Qui est, comme son nom l’indique, la digue protégeant les zones inondables des crues habituelles. Hors, qui dit digue dit surévélation. Sympathique lors d’une journée de canicule comme celle-là !

Quelques kms après Sancerre, un couple que je croise m’indique la présence d’une fontaine dans quelques mètres, avant un long passage à découvert total. L’homme parlait de 5kms mais je penche plus pour prêt de 12kms sans rien hormis un chêne. Bref, je les remercie car j’arrivais à sec d’eau malgré mon camel-back de 2L.

J’essaie d’enchaîner un maximum de kilomètres avant de m’arrêter déjeuner, mais vers 13h je flanche. Je suis à ce moment-là à proximité de Belleville-sur-Loire, charmante bourgade correctement équipé d’une jolie centrale nucléaire. A belleville, je viens à peine d’entrer dans le Loiret, ce qui ne me rassure guère quand à la suite. J’estime à ce moment-là qu’il me reste encore une cinquantaine de kilomètres, alors que mon GPS indique déjà 95kms réalisés. Cette estimation est validé par la personne de l’office de tourisme, qui, malgré la fermeture entre midi et 2 de son bureau, me reçoit en me voyant dans un état avancé de désespoir et prévient même le restaurant ouvert que j’arrive !

Le passage orageux

Après un déjeuner n’ayant rien de marquand dans un repaire de viandards, je reprends la route sous la pluie. Après une semaine de canicule, on peut dire que ça fait du bien ! Même si rouler sous la pluie n’est pas très confortable. Cela dure une grosse demi-heure, avant que je me retrouve encore sous le soleil de plomb de la levée. J’aurais aimé que ça dure plus, mais on va s’accrocher !

La fin d’un voyage

Arrivé dans le Loiret, je retombe sur des villages que je connais, ou dont je connais au moins la localisation par rapport à mon objectif du jour. Comme souvent lorsqu’on maitrise mieux l’itinéraire, cela redonne un coup de fouet et ce sursaut de motivation fait beaucoup de bien ! Avec tous les kilomètres supplémentaires avalés depuis 3 jours par rapport à mes prévisions, cette fin d’étape qui s’approche a aussi le parfum de la fin du voyage.

Je file ainsi via Châtillon-sur-Loire pour reprendre le canal de Briare, foncant vers la-dite Briare puis vers Gien ! Je manque de me rater en prenant le mauvais canal mais passe à l’office de tourisme pour valider mon erreur. Une fois compris, je me retrouve sur la route de Gien, route mieux connue encore. Ensuite, je suis en roue libre car je connais par coeur les 15kms restants, même si la fatigue finit par me tomber dessus et que les derniers hectomètres sont mentalement rudes. Une fois arrivée, c’est piscine et bière donc on se remet bien 🙂

Malgré le restaurant dans la soirée et un lever tard le lendemain, je finirais par repartir pour une dernière étape beaucoup plus courte que les deux étapes de fin prévues. Mais avec déjà 85kms de plus que prévus d’avaler en 5 jours, le courage manque.

Bilan

145kms au lieu de 107Kms prévues, 7h50 de route jusqu’à Saint-Florent et une température moyenne dans la journée de 35°C d’après les météorologues. 7 litres d’eau, 11h de repos et tout va bien le lendemain !

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3ème section: Mâcon – Digoin

Prélude à une journée horrible Le démarrage ce matin-là est vraiment délicat. Je n’ai pas beaucoup de jus et n’arrive pas à atteindre les 15km/h

18 Août – La Tuile

La préparation d’une première fois Suite au premier triathlon terminé, pas glorieusement, mais terminé tout de même et à un Genève-Montargis à vélo plus ambitieux

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